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Gagner ou vendre sa vie?

À l'aube de mes 30 ans, j'avais envie de vous partager un peu ma vision du choix de carrière et de la fameuse expression: Gagner sa vie! 

Pour la majorité des ados, l’étape du choix de carrière est un véritable casse-tête. En secondaire 5, vers l’âge de 16 ans, on m’a demandé de me choisir un programme d’études collégiales.  Mes critères de sélections étaient très simples; l’horaire et surtout le salaire. Évidemment qu’il y a beaucoup plus que ça à regarder pour plonger dans un métier qui te permettra de t'épanouir pour longtemps, mais dans ma tête d’ado c’était tout ce qui comptait. Je me suis donc lancée dans un programme collégial assez large, pour m'ouvrir le plus de portes possibles, mais j’ai lâché. Ça faisait déjà 12 ans que j’étais derrière un pupitre à apprendre dans les livres, je voulais autre chose, je voulais du concret. Je me suis alors posé LA question : qu'est-ce que je veux faire comme travail pendant les 45 prochaines années? C'est une grosse question pour une ado de 16 ans.

Le problème c’est que je suis entourée de gens stables et réfléchis; qui ont le même emploi depuis 35 ans, qui se lèvent tous les matins avec la même routine sans même se poser de question. Pour eux, je suis donc une écervelée qui ne se contente de rien. Pourtant ce que je veux c’est simple : être libre, libre de mon temps et de ma vie.

La plupart des gens plus âgés que moi, n’ont pas la même mentalité (je sais qu’ils ne sont pas tous comme ça). Depuis mon enfance je me fais répéter que c’est comme ça que ça fonctionne dans la vie; il faut travailler, garder le même emploi, et tranquillement (TRÈS tranquillement, genre dans 10 ans) on va monter les échelons puis avoir de meilleures conditions. Ça ne sert à rien de se poser trop de questions, car d'une manière ou d'une autre il faut gagner sa vie. GAGNER SA VIE??? J’appelle plutôt ça VENDRE sa vie. (Je croyais que j’ai déjà gagné ma vie en remportant la course dans le ventre de ma mère!?!?)

De mon point de vue notre vie est séparée en trois parties : 0 à 20 ans est la phase d’apprentissage qui sert à accumuler assez de savoir et d’aptitudes pour qu’elles aient de la valeur sur le marché du travail. Vient ensuite la partie que j’appelle la phase d’épanouissement, de 20 à 65 ans, c’est la plus grande et la plus belle partie de notre vie, on est jeune, fringant et on a de l’énergie, des projets pleins la tête et IL FAUT EN PROFITER. (Le problème avec notre société, c’est qu’on ne profite pas de notre phase d’épanouissement, on la vend). On vend nos connaissances, notre savoir-faire et notre temps pour préparer la phase 3 : la retraite qui nous mènera à nos 80-85 ans (en moyenne) et finalement à la fin de notre aventure. À bien y penser, on passe 80% de notre vie à préparer 20% de celle-ci (qui peut-être ne sera pas aussi belle qu’on l’imagine).  DONC on nous offre 100% d’UNE SEULE VIE et on en revend 80%.

Je trouve ça cher payé si on n’aime pas notre travail, si chaque matin on se lève en pensant à vendredi, si chaque lundi nous hante, si chaque jour on compte les dodos avant les vacances et si on s’encourage en se disant qu’on est toujours une journée plus près de la retraite.

MAIS, comprenez-moi bien, ça existe des gens qui AIMENT vraiment leur emploi et que, pour eux, le travail n’est pas seulement un mal nécessaire, mais qu’ils sont réellement épanouis là-dedans. À vous, je vous dis FÉLICITATIONS et bonne continuité, vous avez trouvé votre voie et peu de gens réussissent à le faire, BRAVO!

Pour les autres, qui, comme moi, se sentent incompris, qui ont toujours craint la fameuse question de matante et de mononcle à Noël: Qu’est-ce que tu veux faire dans la vie toi ? Eh bien à partir de maintenant arrête d’être gêné et d’avoir peur du regard des autres, assume-toi et répond : Je veux être libre! Bin oui, ils vont sûrement grimacer, mais sais-tu quoi? On s’en fout.  Notre société qui a mis un cadre strict et une ligne directrice à suivre pour être ‘’normal’’ et savoir comment ‘’réussir’’ sa vie. C’est vrai que ce n’est pas toujours plus beau ailleurs, mais moi je te dis si tu n’es pas heureux BOUGE. SVP ne passe pas 80% de ta vie à être malheureux en gardant un emploi qui t'angoisse! N’oublie pas que ta vie professionnelle va prendre énormément de place dans ton quotidien, plus que ton chum, que tes enfants, que tes heures de sommeil tu vas littéralement passer plus de temps au bureau qu’à la maison, il faut que tu t’y plaises! Et si toi tu décidais que ta façon de vivre c’est d’avoir un nouvel emploi aux 2 ans, changer de domaine, relever de nouveaux défis, bin c’est parfait si c’est ce que TOI tu veux. Tu n’es peut-être pas le patron de ton entreprise, mais tu es le patron de ta vie.

De mon côté, j’ai toujours su (intérieurement) que ce que je voulais faire dans la vie, c’était d’être entrepreneur. Ah oui? Dans quel domaine ? Je ne savais pas. Tout ce que je savais c’est que je voulais être mon propre patron. Je me disais que le temps que je passerais à bâtir mon entreprise et tous les sacrifices que je ferais, je les ferais pour MOI, pour faire grandir MON entreprise et me combler moi. Oui, c’est risqué, oui tout le monde autour de moi me déconseillait de me lancer en affaires parce que je n’aurais pas de fonds de pension, pas d’assurances collectives, parce que le cousin du beau-frère de la voisine a fait faillite, parce que la gestion d'employés c'est compliqué, parce que ceux qui ont réussi à être libre grâce à leur compagnie c’est un coup de chance; c’est une minorité, parce que j'ai une maison à payer, des enfants à nourrir et plusieurs obligations financières. Je viens de vous faire un bref résumé du discours que j’entendais tous les jours de tous mes proches, collègues, amis et connaissances qui ont, évidemment déjà eu un business et qu’ils savent de quoi ils parlent (NOT). Si tu es comme moi et que tu rêves d’avoir un projet qui te fait vibrer; N’ÉCOUTE PAS les autres, ne les laissent pas te remplir la tête de leur négativité et LEURS insécurités (ce ne sont pas les tiennes!)

 Plusieurs personnes sont bien dans leur routine (leur zone de confort), cette fameuse zone où tu te sens bien, la routine, la paye déposée le mercredi à minuit. Moi, je la DÉTESTE, je ne veux pas de fonds de pension ni d’assurances collectives, je ne veux pas travailler de 8 à 4 du lundi au vendredi avec un horaire variable ou sur appel, pas d’heure de dîner préétablie et surtout pas de stress si mes enfants sont malades et que je veux passer la journée avec eux (ça vient de prendre tout son sens cette année). J’ai choisi de vivre autrement. 

Tu as peut-être, toi aussi, un petit projet en tête, mais que pour toutes les bonnes raisons mentionnées plus haut tu le caches plus creux chaque jour. Laisse-moi te donner un petit conseil : FONCE!

Il faut que tu te jettes dans le vide et que tu dépasses tes limites pour accomplir quelque chose de différent, pour que ta vie change. Si tu fais toujours les mêmes choix et actes alors dans 30 ans, tu seras au même point. Oui ça fait peur de se lancer, de tout lâcher et de l’assumer, ça prend beaucoup de courage, mais c’est normal parce que c’est de l’inconnu. Un peu comme devenir parent, devenir travailleur automne, ne viens pas avec un mode d’emploi, mais tu seras surpris de voir à quel point tu te débrouilleras de façon exceptionnelle, parce que rendu là tu n'auras pas le choix. C’est en faisant face à l’inconnu qu’on se découvre des forces et talents cachés. Tu vas vite te rendre compte que non, ce n’est pas facile et que oui tu dois travailler fort, mais c’est tellement excitant, tu gères enfin TA vie! Tu vas te sentir revivre. Crois en toi!

Moi j’ai fait le choix que ma vie n’était pas à vendre, que je voulais être libre et la liberté, ça n’a pas de prix! Si comme moi tu n’as jamais trouvé ton emploi de rêve, c’est peut-être parce qu’il n’existe pas encore, CRÉE-LE!

Lydia xx